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Les malfaçons
Les fabricants de chaussures sont souvent confrontés à des contraintes de moindre coût pour rester concurrentiels dans un marché difficile. La réorganisation technique qu'impliquent la mise au point d'une nouvelle collection et les cadences de travail ne va pas toujours de pair avec le cahier des charges d'un produit aussi sensible. Les raisons sont multiples, réassortiment d'un modèle en vogue, réapprovisionnement en stock des détaillants et puis la rentabilité à tout prix, indispensable à la viabilité de l'entreprise. L'offre ne suit pas toujours la demande. A l'évidence, on ne peut pas former des façonniers aussi rapidement que la demande, c'est la grande difficulté d'un secteur à fort pouvoir manuel. Là où, par un simple réglage, la machine répond habituellement aux exigences de rentabilité, pour l'homme les choses sont moins déterminées.
Une forte délocalisation a permis à certaines entreprises de rester compétitives sur un marché mondial très concurrentiel surtout dans le moyen et bas de gamme. Ces délocalisations se sont faites parfois au détriment de la qualité. En effet, tous les savoir faire ne se délocalisent pas aussi facilement.
Le client plongé dans ses préoccupations quotidiennes se verra obligé de rogner son emploi du temps pour venir réclamer auprès de son chausseur un échange ou un remboursement de sa paire de souliers. Le chausseur risque d'être pris à parti par le client mécontent devant d'autres clients, ce qui n'est pas très bon pour son image, surtout qu'à ses yeux il n'y est pour rien. Faux, pour son client il n'aura pas fait le choix du bon fabricant ; peut-être que de son côté, pris par le temps il aura omis de sortir les chaussures de la boite pour en vérifier l'état avant de les lui remettre. Ces situations donnent une image déplorable du fabricant et du vendeur, surtout si ces erreurs se reproduisent fréquemment. Ces disfonctionnements pourraient être évités ou du moins réduits en amont par un contrôle plus scrupuleux.
A l'usine en fin de chaîne ou avant de remettre au client une paire de chaussure il faut vérifier : la régularité des coutures, la symétrie et l'asymétrie des pieds, l'équilibre des proportions, et l'assemblage des matières.
La série des articles qui vont suivre développera des exemples de mal façon, à commencer par la couture, la symétrie et l'asymétrie, l'équilibre des proportions, l'assemblage des matières. |
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